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vendredi 27 mars 2009

Ciel de feu / Meltdown: Days of Destruction

Ciel de feu / Meltdown: Days of Destruction
2006 - USA - John Murlowski
http://www.imdb.com/title/tt0478207/

Ce film est tout simplement le plus mauvais film sur la fin du monde. Casper Van Dien ne se relèvera donc jamais de l'échec commercial de Starship Troopers ? Après des sequels plus lamentables les unes que les autres et la désastreuse série de Shark Attacks le voici à l'affiche d'une des pires daubes jamais tournée. Je ne m'abaisserai pas à faire un vrai article sur ce film, un résumé de son intrigue (sic) suffira :

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Une équipe de scientifiques américains (6 personnes et 4 PC) lancent une fusée chargée d'une bombe atomique contre un météorite de passage près de la terre. Mais au lieu de le pulvériser, celui-ci se contente de se briser en trois. meltdown2

Le plus gros des débris frôle la terre de si près qu'il modifie l'orbite de celle-ci autour du Soleil. La température augmente de façon importante causant des catastrophes (voitures qui explosent toutes seules) et des émeutes (des foules en délire (12 personnes) attaquent des pompiers (3) pour leur piquer leur flotte). Le président des Etats-Unis (joué par Alain Afflelou) déclare la loi martiale. Un petit groupe de survivants, composé d'un flic, de son ex-femme, sa fille et son boyfriend, ainsi que d'un scientifique, de sa soeur journaliste à la télévision et d'un chien mort, essaye de rejoindre une base secrète dans l'Arctique. meltdown3

Mais ils sont attaqués au bazooka par un commando qui enlève le scientifique. meltdown4

Heureusement, le petit ami de la fille du flic malgré qu'il soit un voyou est un bricoleur de génie et il réussit à transformer un véhicule utilitaire frigorifié pour qu'il n'explose pas. Grâce à lui ils rattrapent le commando et récupèrent le scientifique. A la fin il pleut alors ça va redevenir comme avant, sauf pour les millions de gens qui sont morts.meltdown5

meltdown

mercredi 25 mars 2009

La grippe aviaire aux USA Fatal Contact : Bird Flu in america

"La catastrophe a ceci de terrible que non seulement
on ne croit pas qu'elle va se produire
alors même qu'on a toutes les raisons de savoir
qu'elle va se produire,
mais qu'une fois qu'elle s'est produite
elle apparaît comme relevant de l'ordre normal des choses"
Jean-Pierre Dupuy
Pour un catastrophisme éclairé. Quand l'impossible est certain,
Paris, Seuil 2002, coll "Points"


2006 – USA - Richard Pearce
http://www.imdb.com/title/tt0800026/

"Fatal Contact : Bird Flu in America" est un téléfilm produit par la chaîne américaine ABC qui raconte ce que pourrait être une pandémie mondiale causée par la mutation du virus H5N1 le rendant transmissible d'humain à humain.
La grippe aviaire nous a déjà joué un sale tour, en faisant une vraie/fausse entrée dans le paysage médiatique global en 2006 (?), propulsé sur le devant de la scène par des médias tombés de leur chaise à la lecture des prévisions des agences sanitaires gouvernementales : entre 150 et 350 millions de morts, elle est repartie doucement remplacée par un autre sujet plus vendeur de papier. Pourtant, le risque, lui n'a pas baissé d'un iota.


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"Fatal Contact : Bird Flu in America" est un téléfilm extrêmement atypique, plus proche dans la forme d'un docu-drama que d'une fiction classique. Ce qui est étrange, car les docu-drama sont le plus généralement utilisés pour relater des événements ayant réellement eu lieu. Je vous disais récemment à quel point j'avais été déçu par le 1er épisode de "Survivors" la série de la BBC sur un virus provoquant la quasi-disparition de l'humanité. comment le manque de crédibilité et de rythme de cet épisode foutait en l'air tout le potentiel dramatique de ce genre de situation. Ici, c'est exactement l'inverse, tout s'enchaîne mécaniquement et inexorablement, mais de manière logique et crédible. Un business man américain rapporte la grippe aviaire de Hong-Kong et la transmet à suffisamment de personnes pour que lorsque l'on diagnostique sa maladie, il ne soit plus possible de la contingenter.


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Le film est globalement sous-dramatisé, les personnages ont très peu de background, et en plus ils sont très nombreux, le casting privilégie les figures peu connues, à l'exception de Stacy Keach et de Justina Machado* . Par contre, les moyens nécessaires au scope de ce type d'histoire sont présents, je pense en particulier au décor d'hôpital de campagne installé dans un gigantesque hall de gare à New York ou à la scène de la fosse commune géante qui est très impressionnant. Le film joue également et classiquement le contrepoint des breakings news télévisuels pour amener la succession d'événements qui suffit largement à rendre l'histoire terrifiante. Toute la première partie du film ne possède aucune scène "intimiste " pour les protagonistes, toute la narration est orientée cerveau gauche, ce qui est plutôt à l'inverse de la tendance actuelle.


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Les hommes politiques sont décrits également de façon un peu moins caricaturale que d'habitude. Le gouverneur qui fait face aux premiers cas décide la mise en quarantaine de quartiers résidentiels entiers touchés par la maladie. Cette mesure compliquée à mettre en place, difficile a accepté par la population et tendant à stigmatiser les porteurs de la maladie va de plus se révéler inefficace. Cette erreur flagrante n'en fait pas pour autant le fasciste de base qu'un scénariste un peu flemmard aurait pu portraitiser. De même Stacy Keach, interprète un ministre de la Santé plutôt convainquant, particulièrement stressé par les décisions à prendre quand les quantités disponibles de vaccins ne permettent de traiter que 15 à 20 % de  la population.


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En conclusion, un film atypique, antispectaculaire qui propose un scénario quasi documentaire de ce qui risque fort de nous tomber dessus un de ces jours. C'est-à-dire un véritable cauchemar, dans le film, le décompte des morts s'arrête à 40 millions, mais ce n'est pas pour autant la fin de la maladie. Face à une pandémie de cette envergure, il faut bien se rendre compte que de gros troubles se produiraient dans l'ensemble des services publics ainsi que dans la distribution. Et ce schéma est explosif : moins de ressources (alimentaires), moins de police = émeutes et pillages. Dernier détail, les Français ne semblent toujours pas de retour dans le coeur des Américains, si c'est la France qui découvre dans le film le vaccin tant recherché, le président de la République décide de nationaliser tous les laboratoires pharmaceutiques jusqu'à ce que la totalité de la population française soit vaccinée et refuse de livrer les autres pays...

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* (bientôt visible dans le prochain film de Bertrand Tavernier "In the electric mist" avec Tommy Lee Jones et John Goodman)

vendredi 6 mars 2009

L'armée US prépare la guerre contre les machines.

"...Cyberdyne deviendra le 1er fournisseur d'ordinateurs militaires.
Les bombardiers furtifs pourront voler sans pilotes avec des capacités opérationnelles parfaites.
Skynet sera subventionné par la Défense.
Le système entrera en fonction le 4 août 1 997.
L'homme disparaîtra de la chaîne décisionnelle stratégique.
Skynet améliorera ses capacités de façon exponentielle.
Il accédera à la conscience le 29 août à 2 h 1 4 du matin.
Prises de panique, les autorités tenteront de le débrancher.
Skynet ripostera.
Il lancera ses missiles sur la Russie.
Pourquoi la Russie ? Ce sont nos amis, maintenant.
Skynet aura prévu que la contre-attaque russe détruira ce pays.
Mon Dieu..."
Terminator 2 : le jugement dernier


Imaginer qu'un jour les machines se rebelleront contre les hommes, lanceront la construction de leur propre armée et essayeront de nous faire disparaître semble aujourd'hui, où établir une connexion wifi relève encore de l'exploit, de la pure science-fiction. Les scénarios façon Matrix ou Terminator ne ne paraissent pas réellement crédibles à cour terme. Pourtant, tous les ouvriers qui travaillent à proximité d'un robot dans une chaîne d'assemblage automobile savent frapper les yeux fermés sur le gros bouton rouge qui permet de le stopper. Ils connaissent les risques que représente le "pétage de plombs" d'une machine dotée d'un bras mécanique en acier de plus d'une centaine de kilos, mais que faire quand il y a une arme de guerre au bout et pas de gros bouton rouge ?

Le grand public n'en a pas réellement conscience, mais le fait le plus marquant dans les progrès technologiques liés aux armements ces dernières années sont l'arrivée massive d'engins "robotisés". 5 000 PackBot construit par la société Irobot assistent les troupes américaines en Irak pour lutter contre les attaques menées avec des IED (Improvised Explosive Device, Bombes artisanales télécommandées). Et le Pentagone prévoit d'investir deux milliards de $ dans les cinq prochaines années. Les robots militaires sont partout :

  • Sur terre pour assurer des actions de déminages comme les PackBots, pour transporter des munitions au front ou en ramener des blessés et même engagé dans des actions de combats, comme les Swords de la société Faster Miller.

  • Dans les airs, où l'on ne compte plus les drones ou UAV (Unmanned Aerial Vehicle, avions sans pilotes) destinés à la reconnaissance et là aussi au combat.

  • Et même sur ou sous l'eau, avec des engins destinés principalement à la lutte anti-sous-marine.


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Dans la plupart des cas, ces machines ne possèdent encore que peu d'autonomie, et il s'agit plus d'engins télécommandés que de véritables robots. Mais la tendance est évidente, plus les machines sont autonomes, plus les hommes peuvent se consacrer aux taches prioritaires, ceci est également valable pour des robots possédant une réelle capacité létale.
Et avec ces machines, les ennuis commencent. Les Swords (en gros des micros tanks avec des mitrailleuses) ont vu leur déploiement en Irak complètement mis au point mort après que plusieurs d'entre eux aient retourné leurs armes vers des fantassins américains en avril 2008. En Afrique du Sud en octobre 2007, Un canon robot semi-autonome de l'armée nationale Sud-Africaine a tué 7 soldats et en a blessés 14. Et l'armée Sri Lankaise à fait part de plusieurs problèmes survenus avec des drones.

Une machine autonome destinée à mener des actions de combats ou à maintenir l'ordre pose de nouveaux type de problèmes aux développeurs d'intelligence artificielle. Et ce sont ces enjeux que le EETG de CalPoly(*) explore dans un rapport récemment écrit à la demande de l'US Navy.
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Quand les lois d'Asimov rencontrent les Lois de la guerre, cela donne :

  • Est-ce que des robots autonomes sont en mesure de suivre les directives établies par les lois de la guerre et celles de l'engagement, comme indiqué dans les Conventions de Genève ?

  • Les robots sont-ils capables de faire la différence entre du personnel militaire et civil ?

  • Vont-ils reconnaître un soldat blessé et de s'abstenir de tirer ?


Voici quelques-unes des premières implications éthiques soulevées par ce rapport. Comme souvent dans ce genre de rapport, les questions sont plus nombreuses que les réponses :

  • Faut-il donner à un robot la possibilité de refuser d'obéir à un ordre donné par un humain s'il enfreint les conventions de Genève.

  • Et comment faire cohabiter la 1ère loi d'Asimov(**) avec celle 'Jus in bello' qui dicte la conduite acceptable pour un soldat en temps de guerre.


Une chose semble sure, aucun ensemble de lois ne pourra couvrir toutes les situations auxquelles un robot guerrier sera amené à faire face et la solution passe plutôt par le "haut" avec des systèmes capables d'enrichir par eux-mêmes leurs bases de connaissances.

Quand on voit le nombre de problèmes qui se posent lorsque l'on donne une simple arme à feu à un robot on imagine que nous sommes encore loin de filer à R2D2 le bouton du feu nucléaire. Ce qui est rassurant c'est de savoir que des grosses têtes se posent déjà les questions. Ou pas.

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filmographie séléctive :

 



(*)Basé en Californie dans la "Polytechnic State University" (Cal Poly), à San Luis Obispo, Le groupe : Ethique + Emerging Technologies est une organisation non partisane, axée sur le risque, l'éthique, et l'impact social des nouvelles technologies.

(**)
1. Un robot ne peut porter atteinte a un être humain, ni restant passif, permettre qu'un être humain soit exposé au danger.
2. Un robot doit obéir aux ordres que lui donne un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi.
3. Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n'entre pas en conflit avec la première ou la seconde loi.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Trois_lois_de_la_robotique

jeudi 5 mars 2009

Crise financière ou effondrement total ?

Imaginez un think tank spécialisé sur les problématiques économiques et sociales, qui en 2006 aurait prévu le marasme économico boursier d’aujourd’hui. Imaginez que les quatre premières phases prévues par ce groupe étaient :

  • Déclenchement

  • Accélération

  • Impact

  • Décantation


Et que la 5ème phase vers laquelle nous nous dirigeons maintenant est définie comme la phase dite de dislocation géopolitique mondiale.

Ce scénario catastrophe est sorti du Laboratoire Européen d’Anticipation Politique via la parution de leur bulletin N°32.

Selon les prévisions de ces experts, le système financier mondial est sur le point de s’effondrer, (comme il a failli le faire il y a peu) entraînant dans son sillage le gros de l’économie. Frappé par une montée dramatique du chômage, le niveau de violence lié aux problématique de subsistance de base exploserait, transformant certaines régions en zones de non droits.
Facteurs locaux aggravants : les politiques laxistes vis-à-vis des armes à feux et le faible niveau d’amortissement social des aides publics. Un constat qui semble effrayant vu de l’autre coté de l’Atlantique.

Extrait du Bulletin N°32 :
« Il est donc temps pour les personnes comme pour les acteurs socio-économiques de se préparer à affronter une période très difficile qui va voir des pans entiers de nos sociétés telles qu'on les connaît être fortement affectés, voire tout simplement disparaître provisoirement ou même dans certains cas durablement. Ainsi, la rupture du système monétaire mondial au cours de l'été 2009 va non seulement entraîner un effondrement du Dollar US (et de la valeur de tous les actifs libellés en USD), mais il va aussi induire par contagion psychologique une perte de confiance généralisée dans les monnaies fiduciaires ».

Source : lu sur vivre-en-autarcie, le réseau social pour se préparer à la fin du monde
Le Monde à fait part de ce rapport en titrant : Après la crise financière, la guerre civile ? Préparez-vous à "quitter votre région"...

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samedi 28 février 2009

Le mythe de Nibiru et la Fin du Monde en 2012 (1/6)

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Cet article est paru dans le N° de septembre/octobre 2008 de la revue américaine Skeptical Inquirer magazine. Il constitue un témoignage passionnant sur la confrontation entre science et superstition et sur leur impossible dialogue. Il me semble également qu’il sera une introduction parfaite au vaste sujet qu’est la recherche de la 10ème planète. Compte tenu de son importance, il est divisé en six parties.

Sommaire :

  1. Aujourd'hui : Introduction

  2. Les premières questions : les différences entre Nibiru, Planète X, et Eris

  3. Essais pour contenir le sujet

  4. Les Questions deviennent colériques et menaçantes.

  5. Les questions continuent d’arriver

  6. De plus en plus bizarre.


Un astronome essaie de lutter contre la désinformation sur Internet à propos d'une supposée planète tueuse et d’une catastrophe à venir. A la rencontre de la crédulité, de l'analphabétisme scientifique, et du conspirationnisme.

10DAVID MORRISON

David Morrison est chercheur à l'Institut d'astrobiologie de la NASA, où, entre autres choses, il répond aux questions du public sur la page du site "Demandez à un Astrobiologiste." Il est également membre de la commission « Skeptical Inquiry », et auteur de nombreux ouvrages et articles. Morrison est un récipiendaire de la Médaille Carl Sagan de l' « American Astronomical Society » pour ses contributions à la vulgarisation scientifique.

Les lecteurs du Skeptical Inquirer ne savent peut être pas qu'une planète folle, placée sur une orbite de 3600 ans, est sur le point d'entrer dans le système solaire et de provoquer une catastrophe sur Terre. Cette planète menaçante a été découverte par les anciens Mésopotamiens, qui la nommèrent Nibiru.
Elle était connu aussi par les Mayas, qui l’associèrent à la fin de leur calendrier. Bien qu’astronomes et astrophysiciens traquent Nibiru, ces informations sont cachées au grand public car elles font partie d’un complot mondial. Ce silence officiel ne pourra être maintenu longtemps, car en 2009 Nibiru sera visible à l'œil nu depuis l'hémisphère sud, et déjà l'axe d'inclinaison de la Terre change, provoquant des modifications dans la durée des journées.


Comme un aficionado me l'écrivait récemment: "Pourquoi mens-tu ? Elle arrive, et tout le monde le sait. "

Mon premier contact avec cette théorie du complot date de Décembre 2007, quand j'ai commencé à recevoir des questions au sujet de Nibiru sur le site web de la NASA "Demandez à un Astrobiologiste". Je recevais normalement une douzaine de questions par semaine, la plupart portant sur la vie dans l'univers, avec parfois, des questions sur les OVNI et la visite d’aliens. Nibiru semblait être un problème complètement différent, une véritable planète, suivie par des astronomes, mais cachée au grand public. Sachant que les astronomes, qu’ils soient professionnels ou amateurs, représentaient un groupe d’une grande liberté d’esprit, qui ne pourraient pas garder un secret, même si on leur en donnait l’ordre, je supposais que Nibiru serait une rumeur internet plutôt passagère.

Toutefois, je me rappelais également que Nibiru avait été brièvement mise en avant par les mordus de conspiration en 2003, lors d’une précédente rumeur de la fin prochaine de notre civilisation. Le point de départ de cette histoire était un signal qui aurait été envoyé à la population de la Terre par une civilisation extraterrestre avancée, habitant une planète en orbite autour de l'étoile Zeta Reticuli. Une femme nommée Nancy Lieder prétendait être le vecteur de cette information envoyée par les Zetans, qui avertissaient qu’un cataclysme frapperait la Terre en Mai 2003.
Phil Plait a décrit cette situation en détail sur son site "Badastronomy".
Une fois mai 2003 passé, sans changement de pôle ou autre cataclysme, j'ai pensé que l’intérêt pour Nibiru était terminé. Pourtant, tout recommença avec la même histoire recyclée, et une date de fin du monde réinitialisée à Décembre 2012. Dans les six mois qui suivirent la première fois ou je mentionnais Nibiru sur mon site, cette question menaça de submerger " Demandez à un Astrobiologiste." Je recevais au moins une question par jour, allant de l'angoisse («Je ne peux pas dormir, j’ai vraiment peur, je ne veux pas mourir ") à la violence (« Pourquoi mentez-vous, vous mettez ma famille en danger, si la NASA nie, cela doit être vrai »). Cet article est basé sur plus d'une centaine de questions posées durant les quatre premiers mois de 2008, auxquelles seulement quelques-unes eurent effectivement une réponse en ligne.

2ème partie demain : Les premières questions : les différences entre Nibiru, Planète X, et Eris

mercredi 25 février 2009

La 3ème Guerre Mondiale sera propre.

Enfin, nous en avons bientôt fini avec ces horribles munitions conventionnelles, ces douilles d’obus en laiton même pas recyclables, ces projectiles en plomb (qui provoque le saturnisme quand ils n’atteignent pas leurs cibles), cette poudre explosive qui contribue à l’effet de serre, bref tous ces reliquats de l’histoire militaire ancienne vont finalement céder la place au Laser.
Et oui, ce bon vieux « Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation » va enfin quitter les discothèques et les concerts de Jean Michel Jarre pour arriver pour de vrai sur le champ de bataille.

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Déploiement tout azimut donc :

  • En appuie d’infanterie avec  le Laser Avenger de Boeing, monté sur un véhicule léger et capable de détruire un drone en plein vol comme il la réalisé récemment au White Sands Missile Range, Nouveau Mexique

  • Plus ambitieux, le LADS (Laser Area Defence System), installé lui sur un camion sera capable de protéger une zone d’attaque d’artillerie en shootant les obus à la volée.


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  • Encore plus fort, mais pas avant 2015, le HEL TD (High Energy Laser Technology Demonstrator) viendra lui à bout de l’artillerie, mais aussi des roquettes et des obus de mortiers.

  • En l’air maintenant,  l’ATL (Advanced Tactical Laser) consiste à embarquer dans un Lockheed C-130 un laser chimique de 5,5 tonnes. En modulant la puissance du laser, l’ATL pourrait aussi bien crever un pneu d’une Jeep que la détruire et ce jusqu’à 20 km.

  • Le Hellads (High Energy Liquid Laser Area Defense System) de Textron est tellement performant (il tiendrait dans un gros frigo et pèse 750 kilos), qu’il pourrait rapidement se trouver embarqué sur un avion de chasse. Luke Skywalker si tu nous écoutes…


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  • Le must, l’Airborne Laser, un projet lancé en 1994 et qui a déjà coûté plus de 4 milliards de dollars. C’est tout simplement  un laser chimique d’une puissance de l’ordre du mégawatt installé dans un Boeing 747. Objectifs, intercepter et détruire : missiles(ICBM), avions, même des satellites en orbite basse.


J’espère que tout cela fonctionne à l’énergie solaire.

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Source : Rue 89 (à visiter absolument pour les liens et les vidéos)

samedi 21 février 2009

Hubert Reeves : « L'Homme est menacé d'extinction »


Une planète verte rencontre une planète blanche.




  • « Tu as mauvaise mine. Que se passe-t-il ? »

  • « Je ne me sens pas très bien, répond la planète blanche. J'ai attrapé une maladie : l'humanité. »

  • « L'humanité ? Oh, ne t'inquiète pas. Je l'ai déjà eue, ça part tout seul... »


Cette histoire, Hubert Reeves la raconte de plus en plus souvent. Moins pour faire sourire que pour nous inciter à réfléchir sur les conséquences de nos actes. L'astrophysicien franco-canadien (marié à une Niçoise) prévient : « Si nous ne faisons rien, notre espèce est menacée de disparition. » L'Homme sera peut-être la victime de la sixième extinction. Succédant aux dinosaures, évincés de la planète il y a 65 millions d'années par une météorite de la taille du Mont-Blanc. Cette lugubre prophétie doit être prise au sérieux. « Selon les biologistes, les grands arbres et tous les mammifères de plus de trois kilos sont dans le collimateur », insiste Hubert Reeves. « La vie continuera probablement sur la Terre. Mais sans nous. »


Lire la suite sur le site de Nice Matin


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jeudi 19 février 2009

Fabrice Colin, l'interview. 100# Post

Quoi de mieux pour marquer ce 100ème article de « la fin du monde », le site, que de réaliser une interview de l’auteur de « la fin du monde », le livre, Fabrice Colin. Merci à lui pour s’être plié si gentiment à cet exercice.

Donc voici - roulement de tambour :
3 questions à Fabrice Colin :

  • Pourquoi avoir choisi une guerre nucléaire comme cause de la fin du monde ?


Les trucs cosmiques, 2012 et les Mayas, je n'y crois pas une seule seconde, personne n'y croit réellement d'ailleurs, c'est purement fantasmatique. Une épidémie pourrait peut-être tuer beaucoup de monde, mais certainement pas décimer la planète toute entière. La guerre nucléaire reste, à court terme, notre meilleure chance d'en finir.
Plus sérieusement : sur un plan dramaturgique, le scénario de l'apocalypse atomique est plus crédible, plus spectaculaire et infiniment plus riche.

  • Quels films, livres, bd, séries,… vous ont marqué sur ce sujet ?


Pas grand-chose, en fait. Certes, j'affectionne les raz-de-marée en images de synthèse, les météorites de 10 km de long et toutes ces histoires abracanavrantes made in Hollywood, mais force est de reconnaître qu'on n'y sent jamais la PEUR. C'est bien normal, d'ailleurs : quel producteur américain accepterait de mettre un seul dollar sur un film nous apprenant que c'est définitivement terminé ? Mon inspiration principale, c'est peut-être cette scène de Terminator 2 , dont je revis parfois des répliques en rêve.
Sinon, j'aime beaucoup En attendant la fin du monde de Tim O'Brien, et When the wind blows de Raymond Briggs, absolument poignant.

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  • Comme on est très impatient de lire « Après », pouvez-vous nous en parler un peu ?


Je ne peux pas en dire grand-chose sans déflorer le sujet, hélas. Disons qu'il sera plus orienté SF. Pas forcément aussi sombre, enfin, c'est difficile à dire à ce stade - mais beaucoup plus étrange. Il devrait sortir début 2010 au plus tard.

  • Et bien on attends sa sortie avec impatience, merci encore Fabrice.


colin

vendredi 6 février 2009

Aftermath, population zero

2008 - USA


http://www.imdb.com/title/tt1264068/


La meilleure façon d'évaluer l'influence des êtres humains sur la planète est d'imaginer ce qui lui arriverait sans nous. C'est le partis pris, en vogue actuellement, que choisis la chaîne de télé documentaire américaine National Géographique pour servir de fil conducteur à ce film plutôt pas mal fichu.


Pourquoi nous ne sommes plus la, cela n'a pas d'importance. Ce qui est important c'est ce qui arrivera quand nous ne serons partis. Les scénaristes n'ont pas cherchés une raison à notre disparition, ils ont choisis une date arbitraire, un beau jour du mois de juin, et c'est tout. Ce choix est relativement judicieux, il permet de se débarrasser de tout le pathos apocalyptique habituel. Par contre ce qui un peu ridicule, c'est de se pencher sur le problème des avions sans pilotes qui s'écrasent ou des voitures sans conducteurs qui se percutent...


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Si vous vous fantasmer, tel Will Smith en dernier humain sur Terre, arpentant seul les rues de quelque grande ville occidentale, préparer vous à déchanter. Deux ou trois mois après le départ des hommes, la quasi totalité de l'hémisphère Nord sera aussi hospitalière que la banlieue de Tchernobyl. Il y a 15 000 centrales électriques dans le monde, la plupart à fuel ou à charbon s'arrêtent dès qu'elles cessent d'être approvisionnées. Mais même les centrales hydrauliques ou nucléaires se coupent dans les heures qui suivent, pilotées par des ordinateurs qui jouent la sécurité face à l'écroulement du réseau. Au bout d'une semaine, les générateurs de secours des centrales nucléaires s'arrêtent faut de carburants. Le renouvellement en eaux froides des piscines ou sont stockés les matériaux radioactifs commencent à chauffer, en quelques jours cette chaleur va conduire à l'évaporation de toute l'eau de ces bassins. Encore quelques heures et l'élévation en température de ces matériaux va amener l'ensemble de la centrale à fondre ou se carboniser. Chaque centrale libère des millions de M3 de gaz irradiés qui vont contaminés des milliers de kilomètres carrés. L'ensemble de ces fumées balayées par les vents recouvrent la quasi totalité de l’hémisphère nord. Si vous ne voulez pas rester dans un abri jusqu'à la fin de vos jours direction l'Afrique ou l'Amérique du Sud.

Si ce n'est pas radioactivité qui vous rattrape, méfiez vous de l'air que vous respirez. Les réservoirs de gaz liquéfiés indispensables dans de nombreux complexes industriel, sont maintenus sous pression grâce à des turbines électriques. Sans électricité, ils se vident simultanément au bout de quelques heures, libérant tous leurs dangereux composants. Certains de ces gaz étant hautement explosif, des centaines d'explosions et d'incendies se déclarent un peu partout.


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Le film joue la carte de l'hyper sentimentalisme pénible avec les animaux de compagnies, ou de zoo forcés de se débrouiller par eux-mêmes, alors qu'il traite les millions d'animaux d'élevage en quelques secondes (1.5 milliard de volaille aux USA promis à une mort certaine en quelques jours). Ces moments un peu gnangnan sont vite oubliés par le coté plutôt sérieux de l'ensemble. Vous serez combien il faudra de temps pour que la Tour Eiffel ou la statue de la Liberté s'effondre, pour quelle raison les gratte-ciels les plus modernes s'écrouleront. Les amateurs de Photoshop apprécieront également le travail fait sur les paysages. Par contre le film fait preuve d'un ethnocentrisme éhonté, hors les USA et un peu l'Europe occidentale, point de salut. Quid des Pyramides ou de la grande murailles de Chine ? Nada.


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Et comme il s'agit d'apprendre en s'amusant, je vous quitte avec quelques fun facts  :




  • un corps humain produisant autant de chaleur qu'une ampoule de 100 W, si les huit millions d'habitants de New York disparaissaient, la température de la ville baisserait d'une fraction de degré.

  • Les cafard résistent peut-être aux radiations, mais originaires de pays tropicaux, ils vivraient très mal la coupure du chauffage central, la plupart mourraient dès le premier hiver.

  • Il y a plus de verre dans un gratte-ciel qu'il en fut produit pendant tout l'empire Romain.

  • Après l'abandon de la ville par ses habitants lors de l'ouragan Katrina, les chiens errants se sont regroupés en meute pour chasser plus efficacement.

  • Après 25 000 ans, il ne reste quasiment plus aucune trace de la présence humaine sur Terre, pourtant des traces de notre civilisation demeureront pour des millions d'années, sur la Lune.

  • 25 000 objets orbitant autour de la terre imiteront un jour de jolies étoiles filantes

samedi 24 janvier 2009

Des documentaires sur la fin du monde


La fin du monde et la disparition de l’humanité n’inspire pas que les scénaristes des films de fictions, les chaînes de télévision américaines spécialisées dans le documentaire, voire des producteurs indépendants, ont récemment sortis leurs propres programmes sur la fin des temps. Voici un passage en revue des cinq documentaires les plus significatifs de ces deux dernières années. En attendant de revenir plus en détail film par film.

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•    Apocalypse How - Discovery Channel
Diffusé en octobre 2008 par la chaîne de documentaire américaine, Apocalypse How (aucun rapport avec le livre), explore les différentes possibilités qui pourraient conduire à une catastrophe globale. Ouragans, tremblements de terre, éruptions volcaniques et hiver nucléaire sont examinés par les experts sollicités par la chaîne.

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•    Last Days On Earth - History Channel
Diffusée sur ABC  en août 2006 puis sur The History Channel, ce documentaire est basé sur le même scénario qu’Apocalypse How. Le film balaie les raisons les plus vraisemblablement par lesquels le monde pourrait disparaître, y compris les explosions de rayons gamma, le règne des machine, les astéroïdes, les super volcans, la guerre nucléaire, les pandémies de grippe, et le réchauffement de la planète. Il inclut la contribution d'un certain nombre de scientifiques, y compris Michio Kaku, Neil de Grasse Tyson, Stephen Hawking et Kevin Warwick. En 2007, il à été nominé aux Emmy  pour sa conception graphique et artistique.

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•    Life After People - History
Si l'homme disparaissait  tout à coup, que se passerait-il sur notre planète ? Diffusé par la chaîne History le 21 janvier 2008, Life after people a permis à la chaîne de battre son record d’audience avec 5.4 millions de téléspectateurs. Ce programme aborde l’évolution de notre planète sans nous. Mélangeant une approche plutôt cinéma avec beaucoup d'effets visuels et les éclairages d'experts dans des domaines comme l'ingénierie, la botanique, l'écologie, la biologie, la géologie, la climatologie, l'archéologie il vise à expliquer comment le paysage de notre planète changerait en notre absence.

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•    Aftermath: Population Zero – National Géographique
Diffusé par la chaîne US le 9 mars 2008, “Les conséquences : Population zéro » reprend le même concept que « Life after people ». Le film donne la parole à des scientifiques pour spéculer sur ce que la terre, la vie animale et végétale pourrait devenir si l'humanité n'existaient plus, ainsi que les effets de la disparition de l'humanité sur les artefacts de la civilisation, bâtiments, usines, routes,…

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•    2012: Science or Superstition - The Disinformation Company
Dans un style qui se veut moins spectaculaire que ceux des chaines de documentaires classiques (interviews montés de façon ultra serrés, phrase choc à gogo et musique flippante nappant le tout), la société de production Disinformation (sic) et le réalisateur Nimrod Erez, propose un documentaire sur 2012. Leur approche consiste à mettre en évidence plusieurs points de vue sur le sujet et à interroger des experts (dont Lawrence E. Joseph) qui se penchent sur des perspectives différentes, voire même contradictoires. L'objectif était de présenter au spectateur une vision équilibrée du phénomène de 2012, lui permettant de se former une opinion indépendante sur les débats qui entourent cette date.
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mercredi 21 janvier 2009

Comment Tirer profit de l’Apocalypse.

Ce n’est pas parce que c’est la fin du monde qu’il ne faut pas faire des affaires.

Sommes-nous proche de la fin des temps ? Le « Ravissement »(*) est-il vraiment au coin de la rue ? Jerry Farwell et Pat Robertson ont-ils raisons ? Environ 1 milliard de personnes, parmi nous, le croient.

Et cela signifie une chose : des possibilités d'investissement !

Pour ceux qui ne sont pas  des experts versés dans le Livre de l'Apocalypse,  Ellis Weiner et Barbara Davilman, les auteurs du best-seller « Le Yddish avec Dick et Jane », offrent à la fois éclairage et  conseils : Qu’est ce que c’est exactement le Ravissement ? Quelle est la différence avec la Tribulation ? Qui sont l'antéchrist, les quatre cavaliers, les 144.000 hommes vierges, et que veulent-ils  ?  Et, plus important encore, comment puis-je faire de l'argent au cours des 7 années d'effondrement de la société avant Armaggedon ?
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Ellis Weiner a été rédacteur en chef du National Lampoon, chroniqueur pour Spy, et contribue à de nombreux magazines, dont The New Yorker et le New York Times Magazine, et Barbara Davilman est auteure pour la télévision et le cinéma. Ils vivent à Los Angeles.

Prenant la forme familière d'un guide d'investissement, « Comment Tirer profit de l’Apocalypse » instruit les lecteurs qui seront certainement laissés pour compte  (juifs, catholiques, musulmans, bouddhistes, hindous, protestants moins ardents et beaucoup d'autres) sur la manière d’exploiter la mort du monde afin de faire un joli profit. Bien sûr, les rivières et les mers se chargeront de sang, les criquets essaimeront, les montagnes se déplaceront dans tous les sens, et la famine frappera, mais pour les cinq milliards d'entre nous à la traîne, le monde de l'après-ravissement  sera un moment unique d’opportunités d'investissement.

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Voici quelques concepts clés :

1. Les délais d'exécution: Normalement, dans les questions financières, le «long terme» désigne les périodes de temps mesurables en décennies, et pour le "court terme" les  investissements durent généralement entre un et cinq ans. Mais sept ans après le ravissement la quasi totalité de la race humaine aura disparu. Par conséquent, avec une compression drastique de la gestion du temps, vous pouvez obtenir un avantage significatif sur le marché.

C'est pourquoi,  nous voulons peaufiner votre vocabulaire afin que :

  • "long terme" se réfère à quelque chose de plus d'un an,

  • "moyen terme" se réfère à une durée comprise entre deux et douze mois,

  • "un avenir proche" fait référence à tout ce qui se déroule à partir d’après-demain, jusqu'à environ deux mois plus tard,

  • "court terme" se réfère à quelque chose, dès maintenant et jusqu'à la fin de la journée, ou peut-être dans le lendemain matin mais sur la côte Ouest,


Résultat ? Alors que tout le monde continue de parler de "réaliser une croissance stable au cours des dix prochaines années " vous parlez de "faire un tas d'argent pour jeudi"  Et ça marche !

2. Réserve de liquidité pour les mauvais moments : Aujourd'hui, de nombreux conseillers financiers suggèrent de garder assez d'argent pour couvrir près de huit mois de dépenses sous une forme facilement accessible, en général, un fonds du marché monétaire. C’est ce que l''on appelle communément une "réserve pour les jours de pluie", qui est probablement la raison pour laquelle ces espèces sont mentionnées comme étant "liquide".

Toutefois, au cours de la Tribulation, l’argent sera de moins en moins important, et les liquides eux-mêmes seront de plus en plus précieux. Aussi, utilisez votre réserve d'argent liquide dès maintenant pour préparer votre réserve de vrais  liquides (eau embouteillée, boissons gazeuses, boissons alcoolisées, jus de fruits, etc.) pour plus tard.

acn113. Assurance-vie : La plupart des gens n'ont pas besoin d'assurance-vie jusqu'à ce qu'ils se marient ou aient des enfants, et ensuite, ils ne peuvent plus se permettre de mourir. Gardez à l'esprit que, dès que le Ravissement aura lieu, les chances qu’une personne soit en train de mourir à un moment donné seront beaucoup moindres que les chances que presque tout le monde meurent en même temps. Par conséquent, nous vous recommandons de souscrire au maximum d' assurances possible.

4. Testament : Normalement, un testament est une chose soigneusement mûrie, avec un esprit emprunt de sérieux et de solennité et changé seulement de façon sporadique au cours des décennies. Cela, bien sûr, parce que la perspective de notre mort est plutôt désagréable et nous semble toujours éloignée.

Au cours de la Tribulation, cependant, la mort de vos proches, de vos héritiers et ayants droit, et de vous-même  sera partie intégrante de la vie quotidienne. Par conséquent, une fois le ravissement arrivé, apprenez à gérer  votre testament non pas comme un document monumental à réviser de temps en temps, voire pas du tout, mais comme une sorte de liste " à faire", posthume. Collez-la sur le réfrigérateur avec un joli magnet. Peut-être un feutre rigolo à coté sera plus pratique ? Pensez à le réviser tous les jours ou même toutes les heures, pour suivre le rythme de l'évolution de vos humeurs et des circonstances. Envisagez d’embaucher un notaire à domicile.

acn2Si vous suivez les conseils des pages qui suivent, votre succession va augmenter alors que la liste des personnes que vous quitterez, sera en perpétuelle diminution. Prenez donc l'habitude de mettre à jour votre testament quotidiennement, peut être,  quelqu'un que vous aimez et qui sera resté en vie après vous, sera ravi que vous l'ayez fait.



(*)Le ravissement

Annoncé dans plusieurs passage de la Bible, dont celui-ci-après, le Ravissement (ou enlèvement) peut se décrire comme le départ de tous les vrais chrétiens de la surface de la Terre pour rejoindre Jésus. S’en suit une période de sept ans avant la « vraie » fin du monde.

1 thessaloniciens 4:15-17

"15. Voici, en effet, ce que nous vous déclarons d'après la parole du Seigneur: nous les vivants, restés pour l'avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui sont morts.

16. Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d'un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement.

17. Ensuite, nous les vivants, qui seront restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur."

mercredi 14 janvier 2009

Le site web "officiel" du 21 décembre 2012

Ha, ils sont forts ces américains, comme dirait Jean Pierre Bacri, December212012.com se présente comme le "site officiel". De qui, de quoi ? Ne cherchez pas trop. Conçu comme un véritable outil de marketing, le site propose surtout des bouquins (genre guide de survie) et même des T-shirts (j'aime beaucoup celui avec "shift happens"). Coté infos, il faudra se contenter de quelques copier-coller d'agences de presse.

official
La profession de foi est un grand moment de roublardise, du genre "nous ne pourrons pas être tenu responsable des décisions que vous pourriez prendre en lisant les informations de notre site, consultez un professionnel".
A prendre au 3ème degré.

jeudi 8 janvier 2009

21 décembre 2012, menace contre la planète

Publié par URD (Groupe Urgence - Réhabilitation - Développement), une ONG crée en 1993 pour "faire évoluer les modalités de l'aide internationale", la revue de l'association "Diplomatie" consacre un hors-série aux menaces contre la planète. Il contient une interview passionnante avec Lawrence E. Joseph, auteur de "Apocalypse 2012". Lawrence E. Joseph est journaliste de vulgarisation scientifique, il fut également l'ancien directeur d'un centre de recherche et développement en physique des plasmas pour l'Aerospace Consulting Corporation (AC2) à Albuquerque.diplomatie-hs41

Son livre, "Apocalypse 2012" constitue une grande enquête journalistique où l'auteur est parti à la découverte de l'apocalypse. En effet, l'homme spécule depuis toujours la date probable de l'extinction de son espèce. Or de l'avis de beaucoup de personnes, 2012 semble être une année charnière qui sonnera le glas de notre civilisation ou qui marquera l'avènement d'une ère nouvelle. L'auteur apporte donc un éclairage inédit sur ces différents éléments qui appuient la thèse de 2012. Des calendriers mayas au nuage énergétique interstellaire.

laurence-e-joseph-smallDans cette interview, Lawrence E. Joseph aborde de nombreux sujets d'inquiétude qui tendent à converger sur la date du 21 décembre 2012.

Voici quelques extraits de cette interview :

La fin de quoi ?
Au commencement, je dois dire qu’il ne faut pas mélanger deux idées entièrement différentes : la fin de l’histoire de l’Humanité et la fin de l’histoire de la Terre. La vie terrestre a commencé sans les êtres humains et probablement finira sans nous.

Question de calendrier
Pour le calendrier grégorien que nous utilisons, la date du 21 décembre 2012 correspond à celle de 13000 dans le calendrier maya, ce qui la situe à la fin d’un grand cycle de 26 000 ans. Ce cycle marque la fin d’une orbite du système solaire autour de la Voie lactée. Les Mayas pensent qu’à cette date, le Soleil va éclipser le centre de la galaxie, s’interposer entre ce centre et la Terre.(...)
Le 21 décembre 2012 ne sera pas le jour d’une explosion, mais davantage celui où commence le crépuscule, lorsque le jour s’achève et que la nuit tombe.


Le soleil
Il est impossible de comprendre la vie terrestre sans tenir compte de sa connexion avec le Soleil. Cela reviendrait à essayer de comprendre votre télévision sans la brancher.(...)
Un article paru dans le Wall Street Journal le 28 septembre 2007 décrit bien les dangers du pic solaire de 2012, pour la Terre et, en particulier pour le système global des satellites. Les
explosions qui partent des orages du Soleil peuvent véritablement assommer ce système, qui supporte la plupart de l’économie, les télécommunications et la sécurité militaire.


Le fer de la terre
Le bouclier magnétique de la Terre, qui protège notre planète des orages et explosions en provenance du Soleil, a commencé à changer, à devenir moins fort et moins stable.
Les scientifiques ont découvert qu’il comporte de grandes crevasses, de la même taille que l’État de Californie !


Que faire ?
Nous devons rester ici, nous adapter au changement des conditions, peut-être commencer à vivre sous terre.

Télécharger l'extrait N°1 en Pdf

Télécharger l'extrait N°2 en Pdf


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Apocalypse 2012

Lawrence E. Joseph

Michel Lafon, Document, Paris, 2007, 304 p.

mercredi 7 janvier 2009

Oublier Armageddon, voici Cybergeddon

Les cyber-attaques sont les menaces les plus dangereuses pour les États-Unis après une guerre nucléaire ou des armes de destruction massive - et ils sont de plus en plus difficile à prévenir, ont déclarés mardi des experts du FBI.

Shawn Henry, directeur adjoint de la cyber division du FBI, a déclaré lors d'une conférence à New York que les attaques informatiques représentent le plus gros risque "de la sécurité nationale, autres que les armes de destruction massive ou une bombe dans l'une de nos grandes villes."

Suite de l'article, en anglais sur le site Yahoo! News

[caption id="attachment_254" align="aligncenter" width="515" caption="Diapo de la conférence de presse & Shawn Henri"]Diapo de la conférence de presse & Shawn Henri[/caption]

dimanche 21 décembre 2008

Survivors

2008 - GB - Adrian Hodges
http://www.imdb.com/title/tt1258189/

Enfin une série sur la fin du monde. Bon ( c’est vrai ), il y avait déjà "Jéricho" mais j'avoue ne pas du tout avoir accroché, trop américain, trop classique. Je ne suis pourtant pas partisan du discours « le cinéma c'est forcément mieux que la télé ». Une bonne série télé peut explorer des territoires narratifs inaccessibles au cinéma. La durée d'une série (une vingtaine d'heures par saison en moyenne) instaure une relation différente entre les personnages et les spectateurs, une proximité forcément plus grande, plus intime. Seule, une série offre la possibilité de s'attacher ou de décrypter des détails extrêmement fin sur le comportement des protagonistes, bref une identification beaucoup plus forte aux héros, qu'ils soient positifs ou négatifs.

De plus, "Survivors" est une série anglaise, produite par la BBC, et, comme la dernière série qui m’a fortement marqué était "Rome", un chef d'œuvre de scénario et de production télévisuelle, j’étais donc sur des charbons ardents à l'idée de découvrir LA série sur la fin du monde, patatras, "Survivors" tient malheureusement plus du pétard mouillé que d'autre chose.
Revue de détail et explications.

mardi 18 novembre 2008

La fin du monde n'est pas pour demain

C'était en juillet, dans la prestigieuse université d'Oxford, que l'Institut pour le Futur de l'Humanité à organisé la 1ere conférence sur les risques de catastrophes globales, celles susceptibles de mettre un terme à nos civilisations.

Résultat : Dormez tranquilles braves gens (air connu) tout va bien, tout va mieux qu'avant. Il est vrai que le sujet n'était PAS les désastres à long terme du type réchauffement climatique ou effondrement de la bio-diversité mais les événements susceptibles de changer brutalement et radicalement les conditions de vie sur terre.
Revue de détail : Bioterrorisme, ça baigne. D'après le Dr Ali Nouri, du Science and Global Security Program de l'Université de Princeton, les industriels rendent de plus en plus difficile la création d'agents pathogènes meurtrière par des mains criminelles.
Nucléaire, no problemo. La baisse des arsenaux américano-soviétique et un meilleur contrôle de la contrebande ne permettraient plus aux terroristes de mener des actions de grandes échelles.
Astéroïdes, t'inquiètes... David Morrison de la NASA nous assure que notre capacité à anticiper les vilains rôdeurs s'améliore.
Virus, ça se gâte un peu et le virologiste John Oxford, de l'hôpital St Bartholomew de Londres refroidit un peu l'ambiance en rappelant que la menace d'une mutation d'un virus de type H5N1 restait lourdement d'actualité.

samedi 15 novembre 2008

La fin du monde est pour 2012

Le futur blockbuster américain sur la fin du monde est signé Roland Emmerich (Le jour d'après, Godzilla, Stargate,...). Sa sortie est prévue en France le 15 juillet 2009. Voici son 1er teaser trailer. (cliquer sur l'image pour voir la vidéo)


mercredi 30 avril 2008

On the beach Le dernier Rivage / La fin du monde

1959 - USA - Stanley Kramer

http://www.imdb.com/title/tt0053137/


2000 - Australie/USA - Russell Mulcahy


http://www.imdb.com/title/tt0219224/


Aujourd'hui, deux films pour le prix d'un. Un classique américain, sorti courageusement en pleine guerre froide et son remake, réalisé quarante ans plus tard pour la chaîne de télévision Showtime. Il est souvent de bon ton de railler les remakes et de préférer les classiques, les choses ne sont pas aussi simples ici.



Mais avant de rentrer dans un regard croisé entre les versions, plantons le décor. Et quel décor, certains commentaires sur les forums parlent du film le plus déprimant du monde, je ne suis pas loin de partager leur avis : Une guerre nucléaire massive à eu lieu (USA vs Russie dans la version de 1959, USA/Chine dans celle de 2000), l'hémisphère Nord est entièrement détruit. Un sous-marin américain fait route vers l'Australie pour essayer de trouver une région épargnée par les retombées radioactives. Arrivé à Melbourne, l'équipage apprend que leur répit sera de courte durée, d'ici 4 à 5 mois, les vents mondiaux auront rabattu sur l'hémisphère austral un taux de radioactivité lethal pour l'ensemble de la population. Après une dernière tentative pour retrouver d'éventuels survivants et une région miraculeusement préservée, le commandant du sous-marin retourne en Australie pour y mourir...



 


Du lourd.


 


Soyons clair, dans les deux cas, il s'agit d'un mélo. Des rapports complexes, amicaux et amoureux vont se nouer entre le commandant du sous-marin, un officier de la marine australienne, sa femme, sa belle-soeur et l'ex de celle-ci.


Sauf qu'au final, tout le monde meurt.



 


La version de 59 est très classique, Stanley Kramer réalise un film très sobre, bien sur très sombre, certainement un peu prisonnier du best-seller dont il est tiré, mais servi par un casting éblouissant. Gregory Peck est bouleversant dans le rôle d'un militaire complètement détruit par la disparition de sa femme et de ses enfants, Ava Gardner est peut-être un peu classique, mais Anthony Perkins assure lui une prestation hallucinante d'humanité dans le rôle d'un jeune père amené à affronter l'inacceptable. Petit bémol, Fred Astaire dans le rôle du savant un peu décalé est légèrement à côté de la plaque.



 


La version de 2000 est à la fois très proche, dans le sens ou elle reprend la quasi-intégralité de la trame de la version originale, mais également très différente. Sa durée, plus de trois heures (une heure de plus que la version 59) offre des possibilités de creuser des pistes peu ou pas explorer jusqu'ici. En particulier de sortir du cadre de l'univers des principaux protagonistes pour brosser des tableaux urbains de pure fin du monde particulièrement saisissants. Le format du téléfilm, plus de métrage et moins de budget, donc a priori peu performant, apporte paradoxalement, grâce à des scènes un peu banales, une profondeur inattendue. Le casting perd en prestige ce qu'il gagne en authenticité (contrairement à la version de 59, les personnages australiens sont interprétés par des acteurs locaux). Armand Assante est un peu trop mâchoire carrée, Rachel Ward est absolument insupportable dans le rôle d'une fofolle alcoolique, mais le reste de l'interprétation est remarquable



 


La construction des films est très classique, une phase d'exposition avec l'arrivée en Australie, la description de la situation et de ses enjeux et bien sur la présentation des personnages. La mission vers San Francisco(1959) ou Anchorage (2000) relance un peu la pression en offrant de nouveau un espoir de survie. La conclusion absurde de cet épisode (dans les deux versions, c'est une simple canette de Coca qui est à l'origine de l'émission de faux messages d'appel au secours) plombe alors lourdement l'ambiance. La dernière partie, la plus poignante, va placer chaque personnage face au seul choix encore possible, celui de choisir sa mort.



 


Car le point fort du film consiste à n'offrir aux personnages aucune autre alternative que la mort. La seule mesure que prend le gouvernement Australien pour supporter sa population consiste à distribuer gratuitement des pilules pour se suicider sans douleur et éviter l'horrible agonie due aux radiations. C'est l'ensemble du casting et la population entière qui passent alors sous nos yeux par les différentes phases décrites par le Dr Elisabeth Kübler-Ross. Cette psychiatre américaine d'origine Suisse a en effet décrit dans ses ouvrages les six étapes que traverse une personne sure de mourir : 1. Diagnostic de la maladie terminale. 2. Choc, déni. 3. Colère. 4. Marchandage. 5. Dépression. 6. Acceptation.



Le diagnostic de la maladie terminale, se sont les militaires et les scientifiques qui le fournissent dés le début du film.


Le choc et le déni sont particulièrement centrés sur le personnage d'une jeune mère de famille, incapable d'accepter sa prochaine mort et plus encore celle de son bébé. Les tentatives faites par son mari pour lui expliquer que le plus humain est de mettre volontairement fin à leurs jours sont particulièrement bouleversantes.



La colère et la violence se manifestent plus particulièrement dans des scènes de violence urbaine et d'anarchie.


Si le marchandage n'est pas évoqué, la dépression est elle, par contre, constante, quelle que soit la version, tous les personnages sont en permanence un verre d'alcool à la main, tentant de s'abrutir pour ne pas trop déprimer. Mulcahy invente également de fortes scènes de rues remplies de personnes errantes ou à l'arrêt, visiblement complètement au bout du rouleau.


L'acceptation conclut le film par une scène de suicide familial difficilement soutenable.