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mardi 17 mars 2009

Crise des missiles de Cuba, it's all over again !

Bonjour c'est Michel Drucker, rappelez-vous octobre 62, JF Kennedy, Nikita Kroutchev dit M. "K", le monde suspendu aux négociations entre les deux superpuissances et la peur, la terrible peur d'une 3ème guerre mondiale...

Il parait que c'est effectivement en octobre 1962 (ou le 8 novembre 1983 mais j'en reparlerais bientôt...) que le monde est passé le plus près de sa fin. Je ne refais pas l'histoire, l'URSS installe à Cuba des missiles capables de toucher le territoire US,  Kennedy déclare un embargo naval autour de l'île, et effectivement le monde retient son souffle l'oreille sur le transistor pour suivre les négociations à l'ONU. Et bien en ces temps de mauvais remakes, voici le retour de la crise de Cuba, starring le général Anatoly Jikharev, chef d'état major des forces aériennes stratégiques russes, qui a déclaré que la Russie était prête à baser des bombardiers stratégiques à Cuba.
"Il y a quatre ou cinq aérodromes avec des pistes de 4000 mètres de long qui nous conviennent très bien ", a-t-il dit.
La donne à considérablement changé de puis 1962 et ce ne sont pas quelques bombardiers stratégiques, même à moins de 150 km, qui vont bouleverser l'équilibre mondial, mais il s'agira forcément d'un caillou dans la chaussure de Barak Obama au moment ou des négociations de désarmement commence entre les deux pays.

Vu sur Affaires étrangères : L'actualité internationale décryptée par Vincent Jauvert, grand reporter au Nouvel Observateur

Cuban Missile Crisis-MRBM Field Launch Site

mercredi 25 février 2009

La 3ème Guerre Mondiale sera propre.

Enfin, nous en avons bientôt fini avec ces horribles munitions conventionnelles, ces douilles d’obus en laiton même pas recyclables, ces projectiles en plomb (qui provoque le saturnisme quand ils n’atteignent pas leurs cibles), cette poudre explosive qui contribue à l’effet de serre, bref tous ces reliquats de l’histoire militaire ancienne vont finalement céder la place au Laser.
Et oui, ce bon vieux « Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation » va enfin quitter les discothèques et les concerts de Jean Michel Jarre pour arriver pour de vrai sur le champ de bataille.

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Déploiement tout azimut donc :

  • En appuie d’infanterie avec  le Laser Avenger de Boeing, monté sur un véhicule léger et capable de détruire un drone en plein vol comme il la réalisé récemment au White Sands Missile Range, Nouveau Mexique

  • Plus ambitieux, le LADS (Laser Area Defence System), installé lui sur un camion sera capable de protéger une zone d’attaque d’artillerie en shootant les obus à la volée.


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  • Encore plus fort, mais pas avant 2015, le HEL TD (High Energy Laser Technology Demonstrator) viendra lui à bout de l’artillerie, mais aussi des roquettes et des obus de mortiers.

  • En l’air maintenant,  l’ATL (Advanced Tactical Laser) consiste à embarquer dans un Lockheed C-130 un laser chimique de 5,5 tonnes. En modulant la puissance du laser, l’ATL pourrait aussi bien crever un pneu d’une Jeep que la détruire et ce jusqu’à 20 km.

  • Le Hellads (High Energy Liquid Laser Area Defense System) de Textron est tellement performant (il tiendrait dans un gros frigo et pèse 750 kilos), qu’il pourrait rapidement se trouver embarqué sur un avion de chasse. Luke Skywalker si tu nous écoutes…


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  • Le must, l’Airborne Laser, un projet lancé en 1994 et qui a déjà coûté plus de 4 milliards de dollars. C’est tout simplement  un laser chimique d’une puissance de l’ordre du mégawatt installé dans un Boeing 747. Objectifs, intercepter et détruire : missiles(ICBM), avions, même des satellites en orbite basse.


J’espère que tout cela fonctionne à l’énergie solaire.

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Source : Rue 89 (à visiter absolument pour les liens et les vidéos)

vendredi 15 juin 2007

Def-Con 4

1984 – Canada – Paul Donovan
http://www.imdb.com/title/tt0087130/

Je parlais récemment dans un post sur «Resident Evil Apocalypse» des faiseurs de films qui réussissaient à engloutir des sommes phénoménales dans la production de film d’une médiocrité crasse par faute de toute ambition. Avec Def-Con 4, nous avons ici la démonstration de l’exemple inverse, des gens qui avaient des ambitions inverses à leur budget, et qui ont malgré tout, réfléchi intelligemment à la façon de le dépenser. C’est toute l’école du Z et de l’exploitation qui se retrouve dans ce genre de production : débrouillardise, créativité et culot. Attention, le film est toutefois loin d’être un chef-d’œuvre incontournable, non, il est plutôt à classer du côté des petits nanars sympa, mais, malgré tout, se sent à chaque instant l’envie de faire du cinéma. Petit rappel du pitch : Dans une station spatiale militaire bourrée de missiles nucléaires, trois astronautes assistent au début de la 3e Guerre mondiale. Ramenés sur terre, ils sont confrontés à l’anarchie régnante, survivalistes solitaires, errants livrés à eux-mêmes, paramilitaires fascizoïdes, le retour au bercail va être difficile. La partie la plus "fin du monde"  du film, celle du début du conflit, est particulièrement bien menée. La vision des explosions nucléaires via les moniteurs de la station spatiale, suivie de la neige qui remplace les images de toutes les télévisions, pendant que l’équipage s’engueule pour savoir s’avoir s’il doit ou non "drop the payload" constitue un modèle d’ouverture.

La suite se gâte un peu, elle vise plutôt la récup post apocalyptique, genre «Mad Max» mâtiné de «survival horor» mais la bonne volonté de l’équipe chargée des décors est cruellement confrontée aux manques de moyens et ne réussit pas à relevé le niveau. Le casting des vilains se révèle également en faute. Ni le leader des paramilitaires, tout droit échappé d’un boys band, pas plus que son second (le soldat des Villages Peoples ?), ne sont crédibles, ne serait-ce qu’une seconde en méchants. Ni à priori en quoi que ce soit d’ailleurs. Toutefois, à qui sait bien regarder, le film offre sont lot de petits plaisirs visuels, de petites surprises et gagne la sympathie.Vive Corman, Vive le Z.



PS : Selon Wikipédia, Defcon est une contraction des termes américains DEFense et CONdition, désignant le niveau d'alerte militaire des forces armées des États-Unis depuis novembre 1959.

Il existe 5 DefCon qui vont de 5 (la paix) à 1 juste avant une attaque