jeudi 26 mars 2009
Atomique Google Maps
Ground Zero est LE mashup qu'il vous faut. Il permet de simuler (sic) l'impact d'une petite dizaine d'armes nucléaires (Fat man, little boy, ou des engins plus modernes américains, russes ou chinois) sur n'importe quel point d'une carte Google Maps.
Source : Presse Citron
mardi 17 mars 2009
Crise des missiles de Cuba, it's all over again !
Il parait que c'est effectivement en octobre 1962 (ou le 8 novembre 1983 mais j'en reparlerais bientôt...) que le monde est passé le plus près de sa fin. Je ne refais pas l'histoire, l'URSS installe à Cuba des missiles capables de toucher le territoire US, Kennedy déclare un embargo naval autour de l'île, et effectivement le monde retient son souffle l'oreille sur le transistor pour suivre les négociations à l'ONU. Et bien en ces temps de mauvais remakes, voici le retour de la crise de Cuba, starring le général Anatoly Jikharev, chef d'état major des forces aériennes stratégiques russes, qui a déclaré que la Russie était prête à baser des bombardiers stratégiques à Cuba.
"Il y a quatre ou cinq aérodromes avec des pistes de 4000 mètres de long qui nous conviennent très bien ", a-t-il dit.
La donne à considérablement changé de puis 1962 et ce ne sont pas quelques bombardiers stratégiques, même à moins de 150 km, qui vont bouleverser l'équilibre mondial, mais il s'agira forcément d'un caillou dans la chaussure de Barak Obama au moment ou des négociations de désarmement commence entre les deux pays.
Vu sur Affaires étrangères : L'actualité internationale décryptée par Vincent Jauvert, grand reporter au Nouvel Observateur
mardi 24 février 2009
Les sciences amusantes, aujourd’hui le champignon atomique
- Fermer les yeux, l’éclair produit par une explosion nucléaire peut vous rendre aveugle jusqu’à 50 km de distance.
- Sortez de votre boite à gant votre règle à calculer spécial « explosion atomique », non ça c’est votre disque bleu, oui voila, c’est elle.
Alors, je rentre le diamètre du cratère, la hauteur du champignon et je peux lire : bingo, j’ai bien reçu une dose d’irradiation mortelle.
Ce modèle provient du site web du Oak Ridge Associated Universities (ORAU)
Voir aussi le détecteur de radiation en kit (1958)
Source : Gizmodo
jeudi 19 février 2009
Fabrice Colin, l'interview. 100# Post
Donc voici - roulement de tambour :
3 questions à Fabrice Colin :
- Pourquoi avoir choisi une guerre nucléaire comme cause de la fin du monde ?
Les trucs cosmiques, 2012 et les Mayas, je n'y crois pas une seule seconde, personne n'y croit réellement d'ailleurs, c'est purement fantasmatique. Une épidémie pourrait peut-être tuer beaucoup de monde, mais certainement pas décimer la planète toute entière. La guerre nucléaire reste, à court terme, notre meilleure chance d'en finir.
Plus sérieusement : sur un plan dramaturgique, le scénario de l'apocalypse atomique est plus crédible, plus spectaculaire et infiniment plus riche.
- Quels films, livres, bd, séries,… vous ont marqué sur ce sujet ?
Pas grand-chose, en fait. Certes, j'affectionne les raz-de-marée en images de synthèse, les météorites de 10 km de long et toutes ces histoires abracanavrantes made in Hollywood, mais force est de reconnaître qu'on n'y sent jamais la PEUR. C'est bien normal, d'ailleurs : quel producteur américain accepterait de mettre un seul dollar sur un film nous apprenant que c'est définitivement terminé ? Mon inspiration principale, c'est peut-être cette scène de Terminator 2 , dont je revis parfois des répliques en rêve.
Sinon, j'aime beaucoup En attendant la fin du monde de Tim O'Brien, et When the wind blows de Raymond Briggs, absolument poignant.
- Comme on est très impatient de lire « Après », pouvez-vous nous en parler un peu ?
Je ne peux pas en dire grand-chose sans déflorer le sujet, hélas. Disons qu'il sera plus orienté SF. Pas forcément aussi sombre, enfin, c'est difficile à dire à ce stade - mais beaucoup plus étrange. Il devrait sortir début 2010 au plus tard.
- Et bien on attends sa sortie avec impatience, merci encore Fabrice.
jeudi 5 février 2009
La fin du monde, Fabrice Colin
"La fin du monde", le nouveau livre de Fabrice Colin nous raconte le début d’une troisième guerre mondiale, une guerre nucléaire qui frappe d’abord l’Amérique, la Chine, l’Égypte, la France puis les autres pays du globe. C’est un récit à quatre voix, quatre jeunes de pays différents qui vont tentés de fuir l’apocalypse. Et, bien qu’ils ne se connaissent pas (ou presque pas) il semblerait que leurs futures convergent.
L’histoire est écrite de manière très réaliste. Cette crédibilité, cette proximité avec notre propre monde nous permet de nous demander si nous aurions ou non agis comme les personnages. Le caractère inexorable de l’enchaînement des évènements, attaque, puis riposte et réactions en chaîne est particulièrement angoissant.
Le récit très sombre permet de bien nous rendre compte des atrocités des effets d’une attaques nucléaire, Le roman n’est pas très joyeux mais je pense que lorsque que l’on s’apprête à lire un livre intitulé La fin du monde on ne s’attend pas à quelques choses de très gai.
A la fin, contrairement au début qui était très réaliste, le récit devient plus rocambolesque. Le fait que Xian sache piloter un avion, et arrive à faire le trajet de Severodvinsk (Russie) jusqu’à la base secrète (au Groenland) sans aucun problème, relève un peu du miracle. Je n’ai pas vraiment compris comment s’effectue la fin de son vol, si il ne se rendait plus compte de ce qu’il faisait ou si il était réellement porté par le « ciel ».
En résumé, un bouquin au rythme très rapide, captivant mais très sombre.
Le site de Fabrice Colin
Le site de Autres Monde
lundi 19 janvier 2009
Ultravox - Dancing with tears in my eyes
(Wikipedia Chart Peak position : Belgium #2, United Kingdom #3, The Netherlands #6, West Germany #7, Ireland #8)
lundi 3 novembre 2008
Tic tac tic tac, c'est la fin du monde
C'est le site Terre Sacrée qui propose en ligne ce "terrible échéancier " dont chaque histogramme est cliquable pour avoir accès à des informations plus détaillées.Cette initiative n'est pas sans rappeler le concept d’"horloge de la fin du monde" (Doomsday Clock) du Bulletin des scientifiques atomiques de l'Université de Chicago. Ce Think tank a créé en 1947 une horloge virtuelle indiquant le nombre de minutes jusqu'à minuit, minuit symbolisant la fin du monde. Ce projet fut lancé suite aux bombardements atomiques sur le Japon à la fin de la Seconde Guerre mondiale pour mesurer la menace nucléaire, mais son périmètre fut élargi aux menaces écologiques et technologiques. Initiée à minuit - 7 minutes lors de sa création, l'horloge atteint son pic historique en 1953 après des tests d'engins thermonucléaires américains et soviétiques à neuf mois d'intervalle.
mercredi 30 avril 2008
On the beach Le dernier Rivage / La fin du monde
http://www.imdb.com/title/tt0053137/
2000 - Australie/USA - Russell Mulcahy
http://www.imdb.com/title/tt0219224/
Aujourd'hui, deux films pour le prix d'un. Un classique américain, sorti courageusement en pleine guerre froide et son remake, réalisé quarante ans plus tard pour la chaîne de télévision Showtime. Il est souvent de bon ton de railler les remakes et de préférer les classiques, les choses ne sont pas aussi simples ici.
Mais avant de rentrer dans un regard croisé entre les versions, plantons le décor. Et quel décor, certains commentaires sur les forums parlent du film le plus déprimant du monde, je ne suis pas loin de partager leur avis : Une guerre nucléaire massive à eu lieu (USA vs Russie dans la version de 1959, USA/Chine dans celle de 2000), l'hémisphère Nord est entièrement détruit. Un sous-marin américain fait route vers l'Australie pour essayer de trouver une région épargnée par les retombées radioactives. Arrivé à Melbourne, l'équipage apprend que leur répit sera de courte durée, d'ici 4 à 5 mois, les vents mondiaux auront rabattu sur l'hémisphère austral un taux de radioactivité lethal pour l'ensemble de la population. Après une dernière tentative pour retrouver d'éventuels survivants et une région miraculeusement préservée, le commandant du sous-marin retourne en Australie pour y mourir...
Du lourd.
Soyons clair, dans les deux cas, il s'agit d'un mélo. Des rapports complexes, amicaux et amoureux vont se nouer entre le commandant du sous-marin, un officier de la marine australienne, sa femme, sa belle-soeur et l'ex de celle-ci.
Sauf qu'au final, tout le monde meurt.
La version de 59 est très classique, Stanley Kramer réalise un film très sobre, bien sur très sombre, certainement un peu prisonnier du best-seller dont il est tiré, mais servi par un casting éblouissant. Gregory Peck est bouleversant dans le rôle d'un militaire complètement détruit par la disparition de sa femme et de ses enfants, Ava Gardner est peut-être un peu classique, mais Anthony Perkins assure lui une prestation hallucinante d'humanité dans le rôle d'un jeune père amené à affronter l'inacceptable. Petit bémol, Fred Astaire dans le rôle du savant un peu décalé est légèrement à côté de la plaque.

La version de 2000 est à la fois très proche, dans le sens ou elle reprend la quasi-intégralité de la trame de la version originale, mais également très différente. Sa durée, plus de trois heures (une heure de plus que la version 59) offre des possibilités de creuser des pistes peu ou pas explorer jusqu'ici. En particulier de sortir du cadre de l'univers des principaux protagonistes pour brosser des tableaux urbains de pure fin du monde particulièrement saisissants. Le format du téléfilm, plus de métrage et moins de budget, donc a priori peu performant, apporte paradoxalement, grâce à des scènes un peu banales, une profondeur inattendue. Le casting perd en prestige ce qu'il gagne en authenticité (contrairement à la version de 59, les personnages australiens sont interprétés par des acteurs locaux). Armand Assante est un peu trop mâchoire carrée, Rachel Ward est absolument insupportable dans le rôle d'une fofolle alcoolique, mais le reste de l'interprétation est remarquable

La construction des films est très classique, une phase d'exposition avec l'arrivée en Australie, la description de la situation et de ses enjeux et bien sur la présentation des personnages. La mission vers San Francisco(1959) ou Anchorage (2000) relance un peu la pression en offrant de nouveau un espoir de survie. La conclusion absurde de cet épisode (dans les deux versions, c'est une simple canette de Coca qui est à l'origine de l'émission de faux messages d'appel au secours) plombe alors lourdement l'ambiance. La dernière partie, la plus poignante, va placer chaque personnage face au seul choix encore possible, celui de choisir sa mort.
Car le point fort du film consiste à n'offrir aux personnages aucune autre alternative que la mort. La seule mesure que prend le gouvernement Australien pour supporter sa population consiste à distribuer gratuitement des pilules pour se suicider sans douleur et éviter l'horrible agonie due aux radiations. C'est l'ensemble du casting et la population entière qui passent alors sous nos yeux par les différentes phases décrites par le Dr Elisabeth Kübler-Ross. Cette psychiatre américaine d'origine Suisse a en effet décrit dans ses ouvrages les six étapes que traverse une personne sure de mourir : 1. Diagnostic de la maladie terminale. 2. Choc, déni. 3. Colère. 4. Marchandage. 5. Dépression. 6. Acceptation.
Le diagnostic de la maladie terminale, se sont les militaires et les scientifiques qui le fournissent dés le début du film.
Le choc et le déni sont particulièrement centrés sur le personnage d'une jeune mère de famille, incapable d'accepter sa prochaine mort et plus encore celle de son bébé. Les tentatives faites par son mari pour lui expliquer que le plus humain est de mettre volontairement fin à leurs jours sont particulièrement bouleversantes.
La colère et la violence se manifestent plus particulièrement dans des scènes de violence urbaine et d'anarchie.
Si le marchandage n'est pas évoqué, la dépression est elle, par contre, constante, quelle que soit la version, tous les personnages sont en permanence un verre d'alcool à la main, tentant de s'abrutir pour ne pas trop déprimer. Mulcahy invente également de fortes scènes de rues remplies de personnes errantes ou à l'arrêt, visiblement complètement au bout du rouleau.
L'acceptation conclut le film par une scène de suicide familial difficilement soutenable.![]()
vendredi 15 juin 2007
Def-Con 4
http://www.imdb.com/title/tt0087130/
Je parlais récemment dans un post sur «Resident Evil Apocalypse» des faiseurs de films qui réussissaient à engloutir des sommes phénoménales dans la production de film d’une médiocrité crasse par faute de toute ambition. Avec Def-Con 4, nous avons ici la démonstration de l’exemple inverse, des gens qui avaient des ambitions inverses à leur budget, et qui ont malgré tout, réfléchi intelligemment à la façon de le dépenser. C’est toute l’école du Z et de l’exploitation qui se retrouve dans ce genre de production : débrouillardise, créativité et culot.
La suite se gâte un peu, elle vise plutôt la récup post apocalyptique, genre «Mad Max» mâtiné de «survival horor» mais la bonne volonté de l’équipe chargée des décors est cruellement confrontée aux manques de moyens et ne réussit pas à relevé le niveau. Le casting des vilains se révèle également en faute. Ni le leader des paramilitaires, tout droit échappé d’un boys band, pas plus que son second (le soldat des Villages Peoples ?), ne sont crédibles, ne serait-ce qu’une seconde en méchants. Ni à priori en quoi que ce soit d’ailleurs.
PS : Selon Wikipédia, Defcon est une contraction des termes américains DEFense et CONdition, désignant le niveau d'alerte militaire des forces armées des États-Unis depuis novembre 1959.
Il existe 5 DefCon qui vont de 5 (la paix) à 1 juste avant une attaque






