mardi 11 novembre 2008

Tooth and nail

2007 - USA - Mark Young
http://www.imdb.com/title/tt0922642/

La vraie force du cinéma indépendant c'est la créativité et la fraîcheur, le manque de moyen est souvent moins important que le manque d'idées. Malheureusement pour nous, "Tooth and nail" manque irrémédiablement de ces deux éléments et s'échoue dans le recyclage de clichés complètement éculés.
Le pitch de départ (la fin anticipée du pétrole à plongée le monde dans le chaos et l'anarchie, seuls quelques rares survivants au froid et à la famine résistent tant bien que mal), s'il n'est pas follement original devrait pourtant permettre un minimum d'efficacité, raté.

Le film passe d'un genre à l'autre, tour à tour anticipation/survival/slasher/post-apocalyptique sans jamais apporté un peu de sang neuf à son énumération.
Prenant prétexte de décrire le retour à la barbarie au premier coup dur, le réalisateur nous inflige un film mollasson et mal écrit. Comment, par exemple, oublier la règle Nº 1 du film de genre, plus que le héros, c'est le méchant qui fait le film. Ce n'est pas la pauvre bande de cannibales apathiques qui risque ici de nous émouvoir. Même Michael Madsen et Vinnie Jones ont des rôles vraiment trop minuscules pour faire la différence.

mercredi 5 novembre 2008

Résultats du sondage

Voici les résultats du sondage d'octobre

En résumé, c'est la fin du calendrier Maya et l'explosion du soleil qui vous semblent les causes les plus probables.

Nouveau sondage : les meilleurs films sur la fin du monde

lundi 3 novembre 2008

Tic tac tic tac, c'est la fin du monde

Enfin pas tout à fait, mais c'est la fin de l'argent (le métal, pas les billets ou les pièces) en 2020 (dans 12 ans !), et c'est la fin de l'étain en 2030. En effet si on nous parle dans tous les JT de la fin du pétrole, il faut savoir que les principales matières premières vont disparaître dans le siècle qui vient.

Que fera-t-on sans fer (2085) et sans aluminium (2135) ?

S'il semble évident que le recyclage va prendre de plus en plus d'importance, notre mode de vie et de consommation est sans doute à revoir lui aussi.

C'est le site Terre Sacrée qui propose en ligne ce "terrible échéancier " dont chaque histogramme est cliquable pour avoir accès à des informations plus détaillées.

Cette initiative n'est pas sans rappeler le concept d’"horloge de la fin du monde" (Doomsday Clock) du Bulletin des scientifiques atomiques de l'Université de Chicago. Ce Think tank a créé en 1947 une horloge virtuelle indiquant le nombre de minutes jusqu'à minuit, minuit symbolisant la fin du monde. Ce projet fut lancé suite aux bombardements atomiques sur le Japon à la fin de la Seconde Guerre mondiale pour mesurer la menace nucléaire, mais son périmètre fut élargi aux menaces écologiques et technologiques. Initiée à minuit - 7 minutes lors de sa création, l'horloge atteint son pic historique en 1953 après des tests d'engins thermonucléaires américains et soviétiques à neuf mois d'intervalle.
Il est minuit moins cinq minutes, dormez braves gens.

PS : La chanson "One minute to midnight" de Justice fait référence à l"horloge de la fin du monde". (En écoute sur Mixwit dans la colonne de droite, 2éme morceau).

vendredi 10 octobre 2008

L'effet LHC

Le lancement operationnel du Large Haldron Collider à visiblement eu un gros impact sur le traffic Internet. La preuve, ce graphique indique le nombre de recherche dans Google des mot-clés "fin du monde", il n'est pas difficile de repérer le pic de requétes précéder le lancement du LHC.



Mais il n'y a pas que les internautes à se soucier de l'armageddon, on dénote également une recrudescence des crises d'anxiété chez les jeunes enfants exposés à ces informations alarmistes.

"Mon fils est terrifié à l'idée que la fin du monde arrive" s'inquiéte Barbie, une jeune mére irlandaise dont le fils de 11 ans éclate en sanglots à tout bout de champ et l'appel sans cesse au téléphone depuis son école. Virginia, la journaliste du Belfast Telegraph, lui répond en tentant de la rassurer que ce type de crise, lié à l'angoisse de la séparation avec sa mére est relativement commune chez les enfants de cet age. Entourer son enfant de toute son affection, renforcer sa présence auprès de lui et surtout lui montrer le plus grand calme et la plus plus grande confiance dans les scientifiques du CERN devrait finir par le rassurer.

En Suisse, c'est ambiance "Maman ! C'est la fin du monde!" sur le forum de femina.ch, une jeune maman témoigne que son fils lui a demandé si c'était la derniere fois qu'il la voyait. "Il m'a alors planté ses yeux dans les miens "Peux-tu me jurer que c'est sans danger?" suivi d'un immédiat "Comment tu peux en être sûre?". Euh.... "

La BBC cite le témoignage d'un autre parent qui à vu son enfant faire tout le tour de la maison en disant "adieu" à tout ce qu'il croisait, chat, jouets, chambres... tandis qu'un autre conseillait à sa mére de se poignarder directement dans le coeur pour mourir immédiatement. Pour Alex


que l'intelect d'un jeune enfant ne lui permet de rationaliser ce type d'information et de faire la part des choses. Ils s'approprient ces nouveaux concepts en jouant avec, ce qui peut provoquer des moments diffciles. "S'ils parlent de  choses autres que ce qu'ils ont mangés au petit déjeuner, c'est bien. Cela peut les motiver à en apprendre plus sur le monde."

Ce vague d'angoisse n'est pas sans précédent, la version en ligne du quotidien gratuit "20 minutes" nous rappel que le Tsunami qui avait frappé l'asie du sud fin 2004 était à l'origine de phénoménes assez semblables.

mercredi 1 octobre 2008

where have all the people gone Les derniers survivants




Difficile de parler d'un film comme "Where have all the peple gone", le problème étant qu'il n'y a vraiment pas grand-chose à en dire.

Petite production TV de 1974, le film est encore visible aujourd'hui grâce, uniquement, à la présence au casting de Peter Graves (le M. Phelps de Mission Impossible). Celui ci assure une prestation bien formatée dans le rôle du père de famille américain moyen confronté à un événement extra-ordinaire : La disparition aussi soudaine qu'inexpliquée de la quasi-totalité de la population.


Le film est désespérément fauché, la quasi-totalité des scènes a lieu en extérieur dans les bois ou sur des petites routes de campagnes, endroits ou l'absence de gens ne sautent pas dramatiquement aux yeux. L'intrigue (rejoindre L.A. pour retrouver maman) sert de prétexte à un petit road-movie parsemés de quelques rencontres avec d'autres survivants plus ou moins choqués ou agressifs.


Ce n'est même pas franchement ennuyeux ou raté, les deux ados de Peter Graves s'en sortent plutôt bien et quelques jolis mouvements de grue rendent le spectacle parfois attrayant, mais cela tire franchement à la ligne. En toute modestie je dois préciser que le témoignage de téléspectateurs de la diffusion originale est par contre édifiant. Ce film semble avoir marqué à vie un assez grand nombre de personnes.


Le film étant contemporain de "Duel", on peut légitimement se demander ce que Spielberg aurait tiré du sujet ?!? Cela dit, un coup d'oeil sur la fiche du réalisateur est assez incroyable, il s'agit de ce que l'on appelle un vétéran de la télévision américaine. John Llewellyn Moxey est né en 1925, il a commencé à réalisé des feuilletons pour la TV ("Coronation Street") anglaise au milieu des années 50, jusque dans les années 70 ("Chapeau melon et bottes de cuir", "Le Saint"). Il rejoint ensuite les USA et réalise 7 épisodes de "Mission Impossible", tiens, tiens, puis il enchaîne avec "Mannix", "Droles de dames", "Miami Vice", "Magnum" et finis sa carrière en réalisant 18 épisodes d'"Arabesque". Voilà un rapide hommage à un inconnu célèbre à la carrière bien rempli.

lundi 29 septembre 2008

The wild blue yonder


2005 - GB - USA - France - Allemagne - Werner Herzog


Dans la série film atypique, mouton à cinq pattes et autres météorites, "The wild blue yonder" vaut le détour.

Pour les amateurs de cabinet des curiosités, il est à placer à côté de quelques mockumentaries tels que "Death of a president"  ou "REC".






Son pitch est celui d'une super-mega-production à la Roland Emmerich : contaminée par des microbes extra-terrestres lors du crash de Roswell, la terre voit sa survie menacée, la fin du monde est proche. Un vaisseau spatial part à la recherche d'une planète capable d'abriter l'humanité. L'équipage arrive à sortir du système solaire en exploitant la découverte de tunnels intersidéraux crées par le sillage des orbites des corps célestes (sic). Les membres de la mission découvrent alors une planète liquide proche d'Andromede, ils explorent ses profondeurs et décident d'y créer une colonie.

Sur le papier, cela ressemble un peu à "Sunshine"  de Danny Boyle  ou "Mission to Mars".




Budget nécessaire : 250 millions de dollars.

Sauf que, quand BBC Four propose le sujet à Werner Herzog, le budget est égal à : peau de balle.

"Pani problème" s'exclame le réalisateur germanique (je ne suis pas trop sur que cela ce soit exactement passé comme ça, je ne suis même pas sur que Werner Herzog parle créole), "on va tout faire avec des stock-shots".

Le voyage dans l'espace : tourné par l'équipage d'une mission de la navette spatiale (la NASA est remerciée au générique pour "son sens de la poésie "), l'exploration de la planète liquide : un tournage sous-marin sous les glaces du pôle. Pour densifier le tout, quelques interviews de scientifiques et un narrateur (brad Douriff tendance bien allumé) pour faire le lien.




Un projet ou Ed Wood rencontre Robert Zemeckis et un résultat un peu entre les deux. Difficile de vraiment y croire, de vraiment "rentrer" dans l'histoire, mais également difficile de ne pas succomber à la poésie des images proposées. Le quotidien complètement surréaliste des astronautes(The Wild blue yonder est le seul film de fiction à avoir été en partie réellement tourné dans l'espace), fait de gestes incompréhensibles et de jongleries en apesanteur, la bizarrerie des créatures filmées dans les mers glaciales est hypnotisante. La bande-son, particulièrement inspirée, achève de nous immerger dans cette "lointaine sauvage bleue".


yonder