vendredi 1 août 2008

Des nouvelles des sectes russes apocalyptiques

Alors que Pyotr Kuznetsov, le leader de la secte qui prévoyait la fin du monde pour fin mai 2008 attend son procès au sein de l'hôpital psychiatrique qui l'héberge actuellement, une nouvelle secte fait parler d'elle.

Situé dans la même région, prés de Pensza, ce groupe d'une vingtaine de personnes, attend une prochaine guerre dévastatrice dont seuls les membres de la secte survivront. Cette fine équipe est dirigée par Alexander Zhukov, 52 ans qui s'est renommé Raphael.

Leurs activités ne semblent pas déranger plus que cela les autorités locales qui ne retiennent contre eux qu'un délit de construction sans permis. Parmi leurs petites habitudes, la secte refuse de consommer tous produits portant un code barre, car, c'est bien connu, il porte le nombre de l'antéchrist.

Source : russiatoday, rian

Blague de fin du monde

C'est bon de rire un peu...

George W. Bush, Vladimir Putin, et Steve Ballmer sont appelés par Dieu.

Dieu les informe qu'il est très mécontent de ce qui se passe dans le monde. Puisque les choses vont si mal, il dit aux trois qu'il va détruire la Terre dans trois jours. Ils ont tous été autorisés à retourner dans leurs foyers et leurs entreprises, et dire à leurs amis et collègues ce qui se passait. Dieu leur dit cependant, que peu importe ce qu'ils ont fait, il n'allait "pas" changer d'avis.

Alors, Bush dit à son personnel », j'ai de bonnes et de mauvaises nouvelles pour vous. Tout d'abord la bonne nouvelle. . . Dieu existe. La mauvaise nouvelle, c'est qu'il est en train de détruire la Terre en 3 jours. "

Poutine est revenu et a dit à ses collaborateurs : «J'ai une mauvaise nouvelle et une encore plus mauvaise nouvelle. La première. . . Dieu existe. La deuxième c'est qu'il va détruire la Terre dans 3 jours. "

Steve Ballmer est revenu et a dit à son personnel "j'ai une bonne nouvelle et une bonne nouvelle. La première. . . Dieu croit que je suis une des trois personnes les plus importantes au monde. La seconde. . . vous n'avez pas besoin de finir de debuger Vista. "

source : http://www.inquisitr.com

dimanche 6 juillet 2008

paysages de fin du monde

Quand on regarde et que l'on compare les photos issus de films de fin du monde, une thématique revient fréquemment, celle du paysage urbain apocalyptique.
Ah on l'a vu cette rue vide, jonchée de débris, de voitures en désordre, voire de cadavres plus ou moins décomposés. Au loin un immeuble brûle, laissant deviner un panache noirâtre de mauvais augure. La vie semble s'être retiré du paysage comme la mer du littoral, laissant derrière elle le silence et le vide. Car ici, c'est l'absence qui crée la rupture. Pas de piétons, pas de circulation, pas de bruit de klaxons ou d'embouteillage. Rien, le vide. Ou sont passés tous les gens ? sont-ils morts, ont-ils fuis ? Dans "On the beach", le commandant du sous-marin ne peut s'empêcher de forcer une maison pour contempler les cadavres d'une malheureuse famille. Son second commentait, "les hommes sont comme les chiens, ils vont se cacher dans leur trou pour mourir".
Véritable casse-tête pour les assistants de production (organiser un tournage entre 5 et 7 heures du matin, impérativement en été, boucler les rues...), ce genre de décor reste relativement abordable. C'est une des raisons de sa présence dans tant de films. D'ailleurs, il a remarquablement peu évolué au fil du temps, il faut réellement attendre "Je suis une légende" version Will Smith pour assister à une surenchère visuelle (plutôt très réussie)

Ce que le cinéma nous montre depuis longtemps va peut-être arriver aux Etats-Unis sous l'effort conjugué de la crise des subprimes et de la hausse des prix du pétrole. En effet, de larges zones périurbaines (la banlieue) se voient aujourd'hui désertées par des propriétaires ruinés et contraints de se reloger ailleurs et par des automobilistes cherchant à se rapprocher de leur lieu de travail pour diminuer la fréquence de leur passage à la pompe. Conséquence, les jolis pavillons deviennent d'horrible squat remplis de trafiquants de tous poils qui finissent de décourager les derniers habitants.

jeudi 12 juin 2008

Diary of the dead Chroniques des morts-vivants

2007- USA - Georges A. Romero

Seulement 3 ans après "Le territoire des morts", soit un délai incroyablement court pour lui, Georges A. Romero revient avec un nouvel opus de sa saga des morts-vivants (le cinquième) : "Chroniques des morts-vivants". C'est l'occasion pour lui de repartir au début de l'histoire, mais en changeant complètement de style de narration. En effet, sur la lignée des "Blair witch", "Redacted", "Battle for Haditha" et autres "Rec", c'est sur le mode du vrai/faux documentaire youtubesque que se déroule ce nouvel épisode.
Partis filmer en forêt un film d'horreur plutôt campy, une équipe d'étudiants en cinéma se retrouve plongée dans le chaos des zombies et décide alors de documenter tout ce qu'elle va devoir subir.Après la réussite de "Rec" on ne pouvait qu'être extrêmement excité par le choix de Romero. Hélas, le résultat est particulièrement décevant. L'immense force de ses films jusqu'à présent c'était son talent de contrebandier "scorsesien", cette capacité à faire des films de genre parfaitement efficaces et respectueux des canons du genre en y mêlant un puissant sous-texte contestataire. J'ai toujours trouvé cette démarche éminemment intelligente et sympathique. Mais toute la finesse de ce travail résidait dans sa capacité à cacher ses messages derrière des films chocs.
De l'agit-prop à la leçon de morale.

Avec "Chroniques des morts-vivants" , nous assistons à un pénible premier degré tout au long du film. Une voix off nous assène du début "Je vais essayer de vous effrayer pour tenter de vous réveiller " jusqu'à la fin "Valons-nous la peine d'être sauver ? A vous de me le dire " un message dégoulinant de "vibrant plaidoyer contre l'indifférence et l'individualisme ". Et si ce n'était pas suffisant, un personnage de prof sentencieux ponctue chaque scène d'un aphorisme prétentieux.
Donc, après le racisme, la société de consommation, le complexe militaro-industriel et la fracture sociale, Romero s'attaque au pouvoir des images et à ceux qui les manipulent : les médias, c'est pas bien (surtout la télé, hein ?!). OK Georges, on avait compris, pas le peine de nous fourguer un scénario à la Michael Moore.Il est clair que l'explosion d'internet et la prise du pouvoir des images par les spectateurs qui l'accompagne a de quoi interroger les professionnels de la profession. "Redacted" de Brian de Palma, par exemple et le résultat de ces interrogations. Un film qui lance des pistes de réflexions sur la multiplicité des images et le rôle de ceux qui les regardent. Après katrina, dont de nombreux stock-shots sont utilisés par Romero on avait également assisté à des tentatives très experimentales pour contourner le discours officiel des grands médias. "Chroniques des morts-vivants" n'en est que plus décevant, incapable d'apporter un quelconque élément nouveau à ce débat pourtant passionnant.Cette déception passée, il reste un film plutôt efficace, quoique assez flemmard par moment, quelques bonnes idées (la garde nationale), et pour un film qui se veut une interrogation sur le voyeurisme, une curieuse recherche de performances graphiques sur la mort des zombies qui tend étonnement vers la série des "Vendredis 13".
Incroyable, la suite du film est déjà en chantier !

diary

mercredi 11 juin 2008

Apocalypse et Liberalisme

Excellent article de Robert Skidelsky paru sur le site des Echos à propos de l'Apocalypse et de la politique. Je ne partage pas l'ensemble des idées qui y sont défendues, mais il présente une perspective historique réellement intéressante. Il vise très juste en rappelant que " les doctrines politiques, comme le marxisme, se sont approprié la vision apocalyptique, en prophétisant la destruction du capitalisme comme prélude à l'utopie socialiste. Mais le messianisme politique était un rejeton de l'optimisme du XIXe siècle. Avec l'effondrement de cet optimisme, la croyance apocalyptique contemporaine met davantage l'accent sur la catastrophe et moins sur l'utopie."

Le reste de l'article relève certainement d'une visée libérale assez polémiste, mais son rappel au cartesianisme me semble assez sain dans cette période d'unanimisme scientifique et d'échanges d'anathèmes généralisés.

lundi 9 juin 2008

La fin du monde est pour le 12 juin 2008.

Au moins, nous ne resterons pas dans l'incertitude trop longtemps. D'un autre coté, c'est le leader de cette secte texane, prés d'Abilene, qui risque de passer un mauvais moment si l'apocalypse nucléaire qu'il prédit pour jeudi n'arrive pas. Yisrayl Hawkins est en effet poursuivi pour bigamie, l'attorney general du coin lui reprochant d'avoir une trentaine d'épouses.
"J'ai une épouse, une seule épouse " à déclaré Hawkins lors d'une interview à "20/20" vendredi.

Yisrayl Hawkins, un ancien chanteur de country, a annoncé l'apocalypse sur son site web et a regroupé les membres de sa secte dans leur propriété près d'Abilene.
Source :


jeudi 5 juin 2008

La fin du monde ce n'est pas qu'au cinéma

Russie - Mai 2008

Pour Pyotr Kuznetsov, (en photo avec le monsieur qui lui donne ses gouttes) la fin du monde ce n’est pas du cinéma. En novembre 2007, il réussit à convaincre 35 disciples, hommes, femmes et enfants, de descendre dans une grotte qu'ils ont aménagée pour l'occasion afin d'attendre l'apocalypse qu'il prédit pour mai 2008.

Le ciel n'étant pas avec eux, c'est la fonte des neiges, en mars, qui va provoquer une forte montée des eaux dans le souterrain, causant des inondations, mais surtout l'éboulement d'une partie de la grotte. C'est le début de la fin pour nos pauvres millénaristes. Devant l'adversité le groupe se scinde. Le 28 mars, 7 personnes quittent la grotte, le 2 avril, 17 en font autant. Dans un dernier baroud d'honneur, les 9 derniers reclus vont bien menacer de s'immoler par le feu si on les oblige à sortir, mais le coeur n'y est plus et le 16 mai ils quittent la grotte à leur tour.
Deux personnes ont laissé leurs vies (d'après les premiers témoignages en raison d'un cancer et d'un jeune extrême), pendant cette tentative de rallumer une vieille tradition troglodytique de l'Église russe orthodoxe.
Source : Libération, Rian